Mon amie Freeya

Par Jean Caron

Après avoir perdu mon ami Dusty (schnauzer terrier mix) il y a trois ans, mon frère Daniel ne lâchait pas de me dire que je devrais avoir un autre chien. Alors en 2018, je suis allé avec lui à l’autre bout du monde – Ontario – chercher Freeya, une cocker spaniel de huit semaines. 

J’avoue qu’après un chien comme Dusty, ce fut tout un défi de m’adapter à Freeya. Daniel a participé à son éducation en lui faisait prendre toutes ses marches à ma place à cause de mon problème de genoux.

En septembre 2019, mon frère est décédé après un combat bref, mais énormément intense, contre le cancer. La perte du dernier lien à ma famille directe fut hyper difficile à vivre.

C’est à ce moment que Freeya a vraiment démontré à quel point elle était importante. Sans elle, je n’avais aucune raison de me lever le matin, de me forcer à sortir tous les jours. En plus de ses démonstrations d’affectation et de ses tours de folies, son regard semble toujours dire : « Je comprends. » 

Freeya est une chienne qui aime tout le monde ; elle facilite ainsi les conversations avec des voisins avec qui je n’avais jamais parlé. Moi, je suis plutôt réservé, mais vu que je parle beaucoup, les gens pensent que j’ai les contacts faciles, ce qui n’est pas toujours le cas.

Ma participation aux jeux de la Corpo l’été m’a apporté du réconfort à la suite du décès de Daniel. Avec la pandémie, l’ouverture des jeux est incertaine. Merci Dieu que Freeya soit là, car je serais en confinement perpétuel.