Sortir du confinement

Par Ida Bilodeau

Aujourd’hui dimanche 21 juin 2020.  Jour de réjouissance pour plusieurs raisons.

C’est la fête des Pères !  Notre fils viendra souper.  Notre fille appellera.  Nous serons tous heureux d’exprimer notre reconnaissance, eux à leur père, et moi au père de mes enfants.

De plus, pour moi, c’est le début du déconfinement progressif – prudent aussi – car demain, je pourrai aller jouer à la pétanque.  J’ai hâte de saluer les joueurs qui seront présents.  Merci à André Carignan, aidé d’André Lapierre, qui ont la générosité d’organiser les rencontres de pétanque du lundi soir.

Comment ai-je vécu ces trois mois de confinement, de la mi-mars à la mi-juin 2020?

D’abord, comme des vacances non-planifiées qui ont subitement fait contraste avec nos vies remplies d’activités à l’extérieur.

J’ai trouvé la vie agréable dans le confort de notre maison.  Marche quotidienne dans le quartier pour éviter de « prendre en pain » par l’inaction. Brèves jasettes avec de bons voisins qui, eux aussi, prenaient de l’air, à deux mètres toujours.

Notre salle familiale s’est tranformée en salon de points de presse et de cinéma.  De plus, elle est devenue une salle du couple puisque ni la famille, ni les amis ne pouvaient y venir excepté virtuellement par Facetime, Zoom, Messenger.  Nous avons connu de belles expériences de rencontres virtuelles avec ces technologies, même si elles ne peuvent remplacer les rapports en personne.

Dès que le temps le permit, nous nous sommes mis au grand ménage du printemps.  Notre maison et notre cour naturelle sont à leur meilleur : ça fait deux mois que nous nettoyons, rangeons, bichonnons tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Quand la construction a pu reprendre au Québec, nous avons suivi la progression des travaux chez les « petites sœurs de la rue Laurier à Hull » qui seront dorénavant logées au Centre diocésain au 180 Mont-Bleu.

C’est le 4 juin dernier que la vie a été la plus semblable au passé.  Notre petite-fille de 27 ans est venue diner avec nous.  « Nous ne pouvons pas t’embrasser, mais tu es plus que bienvenue. »  Nous avons mangé à l’extérieur.  C’était facile parce que la journée était splendide, 26° C, sans vent.

J’ai fait une salade grecque avec la recette de Marcel Laflèche que j’ai reçue de lui et Ghislaine quand j’ai donné le cours Musclez vos méninges.  Origan de notre jardin potager et des tomates Savoura du Québec – on achète local – c’est bon pour la santé et ces gestes permettent d’exprimer nos sentiments écolos-citoyens.

Quand notre visite est partie : hésitation… c’est bizarre de ne pas se rapprocher pour se dire au revoir.

Il parait que le pape François a dit : « Dieu prend chacun de nous et le soulève tout contre sa joue.  Que de tendresse cela contient, que d’amour cela exprime ! »  J’ai hâte de pouvoir tenir joue contre joue mes proches et ceux que j’aime.  Ainsi, l’essentiel de la vie normale sera de nouveau avec nous.

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